Pourquoi regarder le sport au Canada donne maintenant l’impression d’être pris au piège!

Pourquoi regarder le sport au Canada donne maintenant l’impression d’être pris au piège dans un seul gigantesque clavardage de groupe
Les Canadiens ont un faible pour les sports de toutes sortes, et cette passion de longue date est bien ancrée dans la culture et la psyché nationales. Ce qui a changé récemment, c’est la façon dont nous consommons et communiquons à propos des matchs que nous aimons, et on dirait que toute la nation participe à un clavardage de groupe collectif rempli de millions d’amis, de membres de la famille, de connaissances et de parfaits étrangers.

Alors, qu’est-ce qui se cache derrière ce changement, et est-ce vraiment un problème si important? Analysons la réalité du visionnement sportif au Canada en ce moment et essayons de trouver une réponse.

Des écrans, des écrans partout

La preuve la plus claire de l’évolution des habitudes de visionnement sportif provient d’une étude récente d’IBM qui a souligné combien de Canadiens divisent leur attention entre au moins deux écrans tout en regardant la couverture d’un match. L’étude a révélé que 31 % des fans tombent dans cette catégorie de « deuxième écran », tandis qu’un incroyable 22 % des répondants des générations Y et Z ont admis qu’ils utilisaient trois appareils ou plus lors d’une session typique de visionnement sportif.

Quant aux raisons pour lesquelles les Canadiens le font, la moitié ont dit qu’ils faisaient plusieurs choses à la fois (multitâches), tandis qu’un tiers a cité la recherche sur le match comme raison de leur attention partagée. Ainsi, le fait de pouvoir discuter avec des amis qui ne sont pas dans la même pièce via un clavardage de groupe, ou même d’utiliser les médias sociaux pour fournir des commentaires en direct sur les matchs et interagir avec la communauté de fans au sens large, est ce qui fait vendre l’expérience de visionnement moderne.
Les paris sportifs gagnent du terrain
Un autre catalyseur de l’approche communautaire et numérique du pays en matière de visionnement sportif découle de la légalisation encore récente des paris en ligne sur les événements compétitifs. Le fait de pouvoir placer des paris en direct au Canada depuis la maison ou le stade donne aux gens plus de raisons de rester concentrés sur l’action et de partager leurs prédictions, leurs gains et leurs pertes avec leur entourage.

Associé à la croissance rapide du nombre de publicités pour ces services de paris, il est facile de comprendre pourquoi les habitudes changent et comment nous parlons de sport prend également une nouvelle direction.
L’effet baladodiffusion
La diffusion sportive traditionnelle et objective, jeu par jeu, a de plus en plus cédé sa place à un format plus décontracté, s’apparentant à de la baladodiffusion. Les grands réseaux et les médias numériques ont orienté leur contenu vers des émissions qui imitent des gens qui traînent et qui discutent de tout et de rien.
Les émissions sont structurées autour de « coups de gueule », d’arguments viraux et de l’analyse de drames hors terrain (comme les « tenues de tunnel » des athlètes ou les disputes sur les médias sociaux). Parce que les médias traitent le sport comme une téléréalité continue, les fans sont incités à réagir avec le même bourdonnement continu et plein d’opinions que l’on attendrait d’un clavardage de groupe.

Donc, dans un sens, le visionnement sportif au Canada demeure une expérience très communautaire, bien que très différente de l’approche à l’ancienne consistant à regarder le match dans un bar local ou dans un salon. Nous avons tous évolué sous l’influence de la technologie numérique et des médias sociaux, et même si tout le monde n’appréciera pas notre situation actuelle, il est impossible de revenir en arrière, et il y a de bonnes choses dans l’état actuel des choses.

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